lundi 17 octobre 2011

Etude sur l'adoption du Community Management par les TPE et les PME en France

Durant ma dernière année de Master Grande Ecole à l'EM Strasbourg, j'ai réalisé un mémoire portant sur l'utilisation du Community Management en France par les petites entreprises.
Après avoir effectué un questionnaire et récolté plus de 80 réponses, j'ai présenté cette étude sur le Community Management à mon jury et obtenu la note de 16/20.
Je veux maintenant partager cette étude sur le Community Management en France avec vous tous, en particulier les passionnés comme moi de médias sociaux, ainsi que les étudiants qui souhaitent réaliser des mémoires, des rapports ou des thèses, afin de comprendre qui, quand, comment, où et pourquoi les petites entreprises utilisent les médias sociaux et élaborent leur stratégie de Community Management. 

Par ailleurs, une infographie, réalisée par Anne Schnepp, reprend les éléments principaux de cette étude sur le Community Management en France.
Enfin, n'hésitez pas à critiquer, à partager, et si vous avez aimé, à citer cette étude sur le Community Management en France (ainsi que mes sources) qui a nécessité des centaines d'heures de travail (6 mois en tout).


Résumé :
En 2011, le Community Management et le Community Manager sont des mots à la mode. Certains prédisent même qu'ils seront les « buzz words » de l'année 2012.
Le gestionnaire de communauté, même s'il ne date pas d'aujourd'hui, a vu son rôle s'accroître avec le développement du web participatif : le web 2.0. Les internautes ne sont plus des simples lecteurs, ils interagissent et créent du contenu. Le webmaster d'hier s'est mué petit à petit en Community Manager, poste clé positionné entre l'entreprise et sa communauté : clients, fournisseurs, partenaires et amoureux de la marque (les « fans »).
Avec l'avènement des réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête, les individus se sont plus facilement et plus rapidement regroupés en fonction de leurs centres d'intérêt. On aime (« like ») la Page Facebook de l'Olympique de Marseille et on partage (« ReTweet ») les actualités de @LadyGaga. Les communautés se sont rassemblées sur Internet. Elles sont composées d'une douzaine de personnes comme de plusieurs millions. Elles ont un pouvoir de décision, elles peuvent choisir de boycotter une marque, et ses membres suivent. Le rapport de force s'est inversé petit à petit et les entreprises ne sont plus les seuls décideurs du marché.



Plan :
Partie 1 : Le Community Management : Définition, enjeux et perspectives
Partie 2 : Méthodologie de l'étude des besoins et des freins des PME en Community Management
Partie 3 : Résultats et préconisations
A retenir :
  • 6 % des entreprises sondées ont déjà fait appel à un Community Manager externe que ce soit une agence ou un consultant,
  • Elles ne sont que 5 % à vouloir/pouvoir débourser au delà de 2 500 € par mois pour du Community Management,
  • En moyenne, les petites entreprises sont prêtes à dépenser 708 € par mois pour du Community Management,
  • 57 % des TPE/PME allouent moins de 10 % de leur budget à leurs actions marketing,
  • 93 % d’entre elles possèdent un site Internet et 80 % sont présentes sur Facebook,
  • 61 % des petites entreprises ont estimé que les coûts financiers et 62 % que les coûts humains ont impacté leur décision de mettre en place une stratégie de Community Management,
  • 27 % des entreprises questionnées ont affirmé mettre en avant en priorité les relations B2B, contre 24 % pour le B2C et 50 % pour les deux,
  • 56 % des personnes ont répondu être enthousiastes par rapport à l'utilisation du Community Management, et 33 % étaient intéressées,
  • Les freins à l’utilisation du Community Management sont plutôt d’ordre financiers et humains (62 %) et de soucis de confidentialité des données (38 %). Pour autant, 43 % de ces entreprises disent ne pas avoir l’utilité d’un Community Manager et 19 % font leur Community Management eux-mêmes,
  • La principale raison pour laquelle les entreprises ont fait ou feraient appel à un Community Manager est le développement de leur notoriété, pour 89 % d’entre elles. Puis arrivent en deuxième place l’amélioration de la relation client avec 80 % et en troisième place la fidélisation des clients (55 %).

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